Boom de l'escalade: les dangers qui guettent les grimpeurs

De 60 à 860, le nombre d’accidents d’escalade en salle a pris l’ascenseur en vingt ans. En cause la hausse de pratiquants, mais aussi un manque de formation en général. Tendinites, ligaments blessés, fractures et parfois une issue tragique font partie des risques de cette activité de plus en plus populaire. Que faire pour limiter les risques?

Une chute. Un genou qui pivote violemment. Crac. La douleur. «Je connaissais bien cette voie, je l’avais déjà réussie à une séance précédente, mais j’étais fatigué, sans doute moins concentré sur la réalisation de la voie.» Il est midi, Julien, un jeune informaticien, vient de tomber d’un mur intérieur d’escalade en bloc. Il devine tout de suite que c’est grave.

Les grimpeurs présents l’aident comme ils peuvent et le personnel de la salle appelle rapidement les secours. Verdict: une luxation de la rotule, le ménisque et les ligaments sont touchés. Cela signifie une opération, des mois d’immobilisation et une longue rééducation.



Si l’on regarde les dernières statistiques, la mésaventure de Julien n’est pas unique. La plupart des grimpeurs subissent au moins une lésion - plus ou moins grave - liée à leur pratique. Le Bureau de prévention des accidents (BPA), qui recense les blessures, notamment dans le sport, décrypte ses chiffres: «On s’est rendu compte qu’il y avait effectivement une augmentation des accidents en escalade en salle, mais c’est surtout lié à la progression du nombre de pratiquants, explique Monique Walter, du BPA. Ce que nous avons également constaté, c’est qu’en bloc les cas sont plus nombreux, mais moins sérieux que lorsque la grimpe est pratiquée avec des cordes où les conséquences d’une chute sont généralement plus handicapantes.»

Dans les salles vaudoises, la question est très sensible. Difficile d’obtenir des chiffres précis concernant les accidents indoor. Aucune des salles contactées n’a souhaité nous transmettre ses décomptes, ou alors elles ne tiennent simplement pas de statistiques exactes.

Plus d’adeptes, plus d’accidents, logique.

Vraiment?

Un danger de mort bien réel



Aux yeux du BPA comme de la SUVA, l’escalade en salle et jusqu’à une longueur de corde n’est pas considérée comme un sport à risques. Secrétaire de l’Association suisse des guides de montagne (ASGM), Pierre Mathey en est convaincu: «La grimpe, lorsque l’on connaît les techniques d’assurage et de risques de chutes, en particulier en intérieur, ce n’est pas spécialement dangereux.»

Daniel Rebetez, administrateur de Grimper.ch, est du même avis. «Les accidents surviennent surtout lors de la pratique de l’escalade de bloc. Le nombre d’accidents
plus graves a, lui, plutôt tendance à baisser grâce au meilleur niveau de formation des pratiquants. Il y a une dizaine d’années les néophytes se formaient souvent «sur le
tas» alors qu’actuellement la plupart des débutants suivent une formation complète.»

Pourtant, ces dernières années, trois accidents mortels sont survenus sur des structures d’escalade intérieure en Suisse, une femme de 57 ans en 2000, un enfant de 9 ans il y a une année et un Bernois de 71 ans à la mi-septembre à Givisiez (FR).

Dans ce cas récent, la police, interrogée par «La Liberté», déroule les événements: «Les faits se sont déroulés le samedi 14 septembre, vers 13h45. La personne concernée est un homme de 71 ans, habitant le canton de Berne. La victime a grimpé seule. En montant, elle n’a pas attaché la sangle de l’autoassureur à son baudrier. De ce fait, elle grimpait sans être assurée. Arrivée au sommet du mur, cette personne a voulu descendre, comme si elle était assurée. C’est à ce moment-là qu’elle a chuté et est tombée dans le vide, d’une hauteur d’environ 9 mètres. Selon notre constat, il n’y avait aucune raison d’enquêter sur les infrastructures de grimpe de Bloczone (ndlr: une salle appartenant à Grimper.ch).»



Où est le maillon faible?



«Le nombre d’accidents dus aux infrastructures en Suisse est quasi nul», confirme Monique Walter, du BPA, avant d’ajouter: «Aucun contrôle n’est effectué lors de l’ouverture d’une salle. Nous nous sommes calqués sur les normes européennes et les gérants doivent les respecter. En cas de problèmes, les installations sont inspectées, et si une irrégularité devait être découverte, les propriétaires des installations pourraient être inquiétés.»

Donc si l’activité n’est pas dangereuse, que les infrastructures ne sont pas en cause, comment limiter les risques d'accidents?

Génération: grimpeurs d'intérieur

Les installations ouvertes au public ont essaimé avant de connaître un véritable coup de boost en 2015 avec l’arrivée quasi simultanée de Totem (spécialisé en bloc) et Grimper.ch (spécialisé en voies).

Pensées à l’origine pour aider les grimpeurs à garder la forme pendant l’hiver, les structures artificielles d’intérieur étaient plus orientées vers le renforcement musculaire et le travail des mouvements très techniques. Ces petits pans d’escalade étaient portés par une philosophie centrée sur la montagne et la nature. Dans le canton de Vaud, la première salle a ouvert en 1980 à L’Abbaye, à la vallée de Joux.

Et puis quelque chose a changé.



«C’était un moment pivot pour nous, raconte Alain Michaud, qui a dressé ses murs en 2009 à Sottens. Il y avait de plus en plus de grimpeurs et, certains soirs, il y avait vraiment beaucoup de monde. Quand la salle d’Echandens (ndlr: Rocspot du groupe Grimper.ch) a ouvert, ça a été une catastrophe. Mais maintenant, ça c’est stabilisé et on arrive à tourner. Nous nous sommes diversifiés aussi, notamment en lançant une offre pour les travaux professionnels sur cordes.»



L’arrivée des deux poids lourds de la branche a donné un bon coup de pied dans le microcosme de la grimpe. Fini les structures construites par des passionnés dans de vieilles bâtisses accessibles par le bouche à oreille et loin des grands centres urbains. Les nouveaux murs ont pignon sur rue: d’immenses salles modernes, très lumineuses avec musique, bars et autres espaces de yoga et d’entraînement. Ils ont transformé la discipline et la vendent comme une forme de fitness original.

Arthur Veenhuys, associé et cofondateur des salles Totem, ne s’en cache pas: «Les salles modernes d’escalade, et en particulier les structures de bloc, permettent l’accès au sport non seulement aux grimpeurs expérimentés, mais aussi à Monsieur et Madame Tout-le-monde qui, dès la petite enfance, souhaitent faire de l’exercice de façon ludique et conviviale ou entre amis. Nous voulons démocratiser l’escalade.»

Et ça marche.

Des espaces pleins à craquer aux heures de pointe, des événements régulièrement complets et même le site de vente à prix cassés pour le grand public Qoqa.ch s’est pris au jeu en proposant des pass à moitié prix pour les salles Totem.

Un problème de chute



En bloc artificiel (maximum 4,50m), aucun décès n’est survenu en Suisse. Les blessures sont souvent dues à une mauvaise réception sur les tapis lorsque le grimpeur a fini la voie et qu’il décide de redescendre en sautant, ou une chute lors de l’ascension. Elles vont de la foulure à la fracture, en particulier au niveau des mains, des pieds et des articulations des coudes, des épaules et des genoux.


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À Totem, des mesures ont été adoptées pour élever le niveau de formation des clients et limiter les causes de trauma: «Nous avons décidé de mettre en place des cours gratuits pour apprendre à chuter et discuté avec les ouvreurs pour qu’ils installent des voies faciles proches des plus difficiles pour offrir des échappatoires où il est possible de descendre sans sauter du mur »

Signe d’une prise de conscience due à de nombreux accidents? «Cela fait partie de notre processus pour l’amélioration permanente de nos prestations, insiste Arthur Veenhuys. Ce n’est en aucun cas dû à une augmentation alarmante des incidents. Nous ne pensons pas que l’escalade soit plus dangereuse que d’autres sports de masse tels que le ski.»

Au-dessus de 4,50m, l’utilisation de cordes est obligatoire. Une fois à 9, 10, 15, 20 mètres du sol, les conséquences d’une chute peuvent être dramatiques. Alors que la vie d’une personne ne tient littéralement qu’à un fil, en fait-on assez pour éviter les dégringolades?

Une formation lacunaire ?

Aujourd’hui, en Suisse, il est possible d’entrer dans une salle d’escalade sur cordes, louer du matériel et se lancer sans avoir été formé aux techniques d’assurage. Des consignes de sécurité, les 10 règles d’or, sont néanmoins affichées bien en évidence sur les lieux de passages, et le personnel à l’entrée s’enquiert, parfois, du niveau du grimpeur à la première visite.

Les méthodes d'apprentissage de l'escalade ont évolué ces dernières années.

Sans s’avancer à dire que le phénomène est en augmentation, les responsables des salles constatent régulièrement des comportements à risques: «Avec la démocratisation de l’escalade, on voit débarquer des gens qui pratiquent la grimpe par loisir plus que par passion, constate Alain Michaud, fondateur de Gecko Escalade à Sottens. Nous devons périodiquement corriger des lacunes chez certains grimpeurs.»

Un examen d’entrée



De là à imposer un «examen d’entrée» comme dans les pays anglo-saxons? Afin de se décharger totalement en cas d’accident, des salles anglaises et américaines, entre autres, imposent à chaque nouvel utilisateur un test de connaissances. La complexité de ce dernier varie selon les salles de la simple surveillance lors de la première montée à des contrôles théoriques et pratiques plus détaillés.

Quelles sont les sources d'accidents dans les salles de grimpe avec des cordes?

Dans le canton, les avis sur cette solution sont mitigés. «Je suis plutôt contre, explique Gaëtan Capraro, gérant du Mur d’escalade de Chavornay. Je pense que l’escalade est un sport de liberté et que chacun doit prendre ses responsabilités, notamment celle de se former. Si on imaginait un système de licences comme en parapente par exemple, cela pourrait devenir une usine à fric.»

Alain Michaud, le fondateur de Gecko Escalade, est plutôt favorable: «Il faudrait que toutes les salles soient d’accord sinon on risquerait de voir les grimpeurs préférer des lieux qui ne demandent pas d’attestations.» Tous deux sont cependant convaincus qu’il est indispensable que les grimpeurs de tous les niveaux continuent de se former régulièrement. Les techniques d’assurage évoluent aussi vite que la progression du nombre de grimpeurs.

Ces dernières années, la formation des nouveaux adeptes (et des anciens) est devenue un enjeu majeur pour les acteurs de la branche. En particulier dans le cas des salles équipées de murs de plus de 4,50m de haut où la sécurité est assurée au moyen de cordes.



Une association pour progresser ensemble



Les grands acteurs du domaine ne sont pas restés les bras croisés et ils ont fondé la Communauté d’intérêts des murs d’escalade (CIME) en 2007. Cette association a pour objectif de promouvoir les échanges entre les salles, mettre en place des guides de bonnes pratiques afin d’augmenter le niveau de sécurité et de déterminer des standards pour les infrastructures et les formations.

Un exemple concret des mesures adoptées par cette communauté: «Nous avons constaté que des grimpeurs oubliaient de s’accrocher aux systèmes de dérouleurs automatiques (ndlr: qui permettent de grimper seul), révèle Alain Michaud, aussi membre de l’association CIME. Donc il est important d’installer des bâches qui cachent les premières prises. Cela agit comme un obstacle visuel pour qu’il ne soit plus possible de commencer l’ascension sans être attaché.»


Les bâches installées à Rocspot (Echandens, Grimper.ch)

Il se trouve que c’est précisément ce système que le septuagénaire de Givisiez aurait oublié d’accrocher avant sa chute fatale le 14 septembre dernier. Contacté, l'administrateur de la salle, Daniel Rebetez, a confirmé, par mail, que ces bâches étaient installées depuis plusieurs années dans ses infrastructures.



Surveiller comme à la piscine



Est-ce que la présence permanente d’un surveillant formé aux techniques d’escalade aurait pu éviter ce drame?

Nous avons posé la question à des grimpeurs romands sur un groupe Facebook et les avis des 118 passionnés interrogés sont plutôt mitigés. 52% des répondants y sont totalement défavorables, 45% sont partants et les 3% restants ne savent pas si c’est une bonne ou une mauvaise idée.

Ils témoignent également d’une grande disparité de pratiques dans les salles. 46% estiment que les débutants ne sont pas suffisamment encadrés dans certaines structures.


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À Chavornay comme à Sottens, du personnel averti circule régulièrement parmi les sportifs pour vérifier que tout se passe bien. «L’avantage avec les grimpeurs débutants, c’est qu’ils sont conscients de leurs lacunes et qu’ils sont prêts à écouter les conseils, explique Gaëtan Capraro, gérant du Mur de Chavornay. À vrai dire, nous avons plus de difficulté avec des pratiquants plus expérimentés qui sont plus réticents à se former aux méthodes d’assurage modernes.»

Le grimpeur ne peut pas invoquer un manque d’offres pour justifier son ignorance, toutes les salles proposent des cours d’initiation et de perfectionnement en affichant le calendrier bien en évidence. Chavornay, par exemple, vient de tripler son offre pour les enfants, principalement, et Gecko Escalade forme en moyenne 230 personnes par semaine.

Les formateurs peuvent sortir de plusieurs écoles: les cours J+S permettent d’obtenir un certificat de moniteur, le cursus de plusieurs modules dispensés par l’ASGM délivre un brevet fédéral de professeur d’escalade et la CIME organise pléthore de cours pour la formation continue.

Une salle présente donc beaucoup d’avantages pour un grimpeur peu expérimenté puisque les paramètres à gérer sont limités. La pratique est concentrée sur la technicité de la voie et l’entraînement. Les conditions atmosphériques sont stables, de nombreuses prises clairement mises en évidence, des spits à intervalles réguliers et l’expertise d’ouvreurs certifiés pour s’assurer que les itinéraires sont les plus sécurisés possible.

Et voilà. Notre nouveau grimpeur a pris des cours pour bien utiliser son système d’assurage dernier cri, il connaît les gestes techniques de l’escalade qu’il a travaillés dans une salle de bloc. Maintenant, il sait grimper. Pourquoi ne pas aller se frotter aux voies des falaises qui ont fait l’histoire de ce sport?

Des conditions optimales des salles à l’engagement en nature

De la salle à la nature, il n’y a qu’un pas que les grimpeurs de tous les niveaux franchissent allègrement à la belle saison. La fréquentation des salles chute et les petits points colorés fleurissent sur les parois de grès, de granit et de calcaire.

L’objectif originel de tout grimpeur, finalement, c’est le contact avec la pierre.

Formée en salle ultra-aseptisée, minimisant tous les risques pour éviter les accidents, la nouvelle vague de pratiquants ne risque-t-elle pas plus les accidents une fois seule face à la montagne?

Perte du savoir



Gaëtan Capraro déplore que certaines salles imposent l’utilisation d’outils, comme les assureurs à freinage assisté, plutôt que d’enseigner les bons usages en fonction des systèmes d’assurage. «Le problème, à mon sens, c’est que les grimpeurs perdent peu à peu les connaissances de base en escalade, développe le gérant. Ces nouveaux grimpeurs apprennent à utiliser des dispositifs d’assurage très efficaces, mais seraient incapables d’assurer sans. Ce qui pose des questions de sécurité autrement plus graves, surtout en extérieur.»

Pour l’heure, ses craintes ne se sont pas confirmées, les statistiques de varappeurs blessés ou tués en montagne n’ont pas augmenté significativement.



«L’engouement pour la montagne touche tous les sports qui s’y rattachent et l’escalade ne fait pas exception. C’est un défi pour nous de transmettre les bonnes informations pour éviter une augmentation des accidents. Tout grimpeur qui souhaite passer de l’indoor à l’outdoor doit prendre conscience des risques que cela comporte et que ce n’est pas la même pratique, prévient Pierre Mathey, de l’ASGM. Je conseille donc de réaliser une phase d’apprentissage progressive.»

Intérieur VS Extérieur, deux philosophies pour dessiner des voies

Anticiper les accidents



Pour le guide de montagne, les paramètres à gérer vont plus loin que sa propre forme physique et son matériel. Il faut prendre en compte la météo, la qualité de l’équipement (soumis à aucun contrôle par des professionnels), des voies, du type de roches ou encore de l’esprit avec lequel un tracé a été ouvert. Certains équipeurs estiment que l’engagement, c’est-à-dire le risque d’accident, fait partie du plaisir de grimper en extérieur et qu’il n’est pas nécessaire de sursécuriser des itinéraires par exemple.

Pour anticiper ces risques avant que la situation ne devienne problématique, le BPA, en partenariat avec la CIME, J+S et l’ASGM notamment, a pris des mesures: «Nous avons prévu d’éditer prochainement, probablement courant 2020-2021, une brochure d’explications avec les bons gestes de sécurité, spécifiquement pour les personnes qui souhaitent aller dans la nature», affirme Monique Walter.

«Nous avons eu d’excellents résultats avec les skieurs hors piste avec nos campagnes de prévention et d’informations, précise Pierre Mathey. Actuellement, bien que la hausse du nombre de pratiquants soit massive, nous ne comptabilisons pas une augmentation des accidents de ski. C’est très positif! Nous aimerions proposer un bon encadrement pour ces nouveaux adeptes du rocher, mais ils sont plus difficiles à toucher. En collaboration avec les autres acteurs de la branche, nous essayons de diffuser les bonnes pratiques de sécurité, mais nous manquons de moyens pour le faire encore mieux.»



Un avenir sous les anneaux olympiques



Cette visibilité grandissante et l’explosion du nombre d’adeptes ne sont pas dues au hasard et devraient encore s’intensifier l’année prochaine. La discipline a été sélectionnée par les Jeux olympiques pour faire partie des sports de démonstration à Tokyo en 2020. L’occasion de gagner ses lettres de noblesse, mais aussi de montrer la diversité des pratiques dans ce sport. Pour ce premier galop d’essai, les autorités sportives ont décidé de combiner les épreuves de bloc, de difficulté et de vitesse.

Les quarante meilleurs athlètes du monde iront défendre leurs couleurs à l’Empire du Soleil levant. Tous les sélectionnés ne sont pas encore connus, mais la Suisse y sera représentée grâce à l'athlète Petra Klingler. La grimpeuse zurichoise a décroché son sésame lors des Mondiaux de Hachioji (Japon) en août dernier.



Petra Klingler en difficulté, bloc et vitesse. Crédit: Keystone-ATS

Mieux vaut prévenir que guérir



Communiquer davantage, se rapprocher des pratiquants, former aux nouvelles techniques d’assurage, anticiper la transition entre les salles et la nature. Voilà quelques-uns des défis qui attendent une communauté de grimpeurs en évolution rapide et aux grandes ambitions.

Pour le moment, la Suisse cultive une approche qui respecte le principe d’une forte responsabilité individuelle. Mais une hausse trop importante des accidents pourrait bien inverser la tendance. Avec pour conséquence la restriction de l’accès à une pratique qui se veut une communion entre le corps et la nature et qui offre un espace de liberté unique. Avant que la situation ne dérape, et en particulier dans l’escalade, il faut prendre des mesures pour prévenir les risques et éviter que le plaisir ne se transforme en cauchemar.




Texte: Aline Ecuyer

Infographies: Océane Haenni

Photos: Keystone-ATS, Unsplash et Cédric Vuilleumier

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